«Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine pour les générations présentes et futures ». C’est sous ce thème que se tiennent les travaux de la 79è Assemblée générale des Nations Unies (AGNU). En prélude au débat général, les chefs d’Etat et de gouvernement ont échangé sur les défis cruciaux de la gouvernance mondiale lors d’un « Sommet de l’Avenir ». A cette occasion, dans un discours qu’il a prononcé, le Président de la République Faure Gnassingbé a exposé sa vision de la géopolitique actuelle et du rôle que le Togo peut y jouer.
Une gouvernance concertée et partagée
Pour le Chef de l’Etat togolais, les crises complexes que connaît de nos jours le monde oblige les chefs d’Etat et de gouvernement à repenser le modèle de développement et de coopération internationale. Face aux crises systémiques et aux défis alimentaires, sécuritaires ou écologistes, qui dépassent ce que chaque pays est capable de gérer efficacement à lui seul. Faure Gnassingbé a réaffirmé sa conviction que face à ces menaces globales il y a d’un avenir meilleur que dans l’action collective et coordonnée de nos Etats.
Mais il précise que cette action collective doit se mener à l’intérieur de cadres politiques mondiaux rénovés. « La gouvernance de nos institutions mondiales est à de nombreux égards obsolète et nos discussions, comme nos engagements multilatéraux ont montré leurs limites pour trouver des solutions réellement efficaces. Un nouveau modèle de coopération internationale est venu à ce stade », a indiqué le Président togolais. Il demande davantage de respect sur la scène internationale, pour que les solutions multilatérales soient véritablement inclusives. Elles doivent respecter la dignité et l’égalité de représentation des peuples. « Nous ne pouvons construire un avenir meilleur que si toutes les voix sont entendues et respectées. C’est aussi cela ne laisser personne de côté », a affirmé Faure Gnassingbé.
L’avenir c’est l’Afrique avec des Etats forts
« Pour regarder l’avenir, il faut regarder vers l’Afrique », a dit Faure Gnassingbé pour qui, le continent noir va continuer d’abriter la plus grande partie de la jeunesse mondiale et être le potentiel de développement de marché le plus fort, notamment les nouveaux marchés du futur, l’économie verte ou bleue. Il a plaidé pour l’expérimentation de nouveaux modèles de partenariats multipartites pour le développement et notamment avec le secteur privé. Il aussi plaidé pour le rôle central de coordination que doivent jouer les Etats en Afrique, parce que l’Etat, le seul garant de l’intérêt de la population toute entière, est le seul à jouer un rôle visionnaire et protecteur pour les générations actuelles et futures.
Il faut donc renforcer le rôle des Etats africains dans l’aide au développement comme partenaire réellement stratégique et équitable dénonçant l’aide internationale reste trop souvent déconnectée tant des besoins que des capacités des populations qui en bénéficient. « Au Togo, nous efforçons de bâtir un Etat fort. Nous voyons cet Etat au centre de toute solution d’aide au développement et humanitaire, en collaboration avec le secteur privé et la société civile », renseigne le leader togolais dont le pays est prêt à jouer pleinement son rôle dans ce vaste effort collectif pour façonner un avenir meilleur. « Nous croyons que c’est en travaillant ensemble, dans un esprit de solidarité et de respect mutuel que nous parviendrons à relever les défis de notre époque et à offrir à nos enfants un monde plus juste, plus prospère et plus durable », lance le Président du Togo Faure Gnassingbé.
Les efforts du Togo pour faire progresser davantage les Objectifs de développement durable (ODD) ont été au centre des discussions entre Faure Gnassingbé et Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies. Il a réitéré l’engagement de son institution à accompagner et à soutenir le Togo dans ses efforts visant à promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable. « Mon pays, le Togo, regarde vers l’avenir avec espoir et détermination. Au Togo, nous travaillons à un développement qui doit être durable mais aussi équitable et inclusif. Pour cela, nous savons qu’il nous faut bâtir un Etat fort, visionnaire et protecteur. Nous le faisons en tant que nation parce que c’est notre responsabilité envers les générations actuelles et futures », a dit le Président togolais lors du débat général. Il n’a pas manqué de relever les défis liés aux menaces terroristes auxquelles font face les pays africains. Pour le dirigeant togolais, le défi sécuritaire ne peut plus être le fardeau des seuls Africains en Afrique de l’Ouest. La réponse repose sur une combinaison de dialogue inclusif, de réformes sécuritaires et d’initiatives de développement économique pour éradiquer les causes profondes de la violence.







