« Il est journaliste à TV5Monde, spécialiste des questions africaines depuis 2003 et auteur de nombreux reportages en plateau et sur le terrain. En marge de sa profession, il est modérateur de conférences consacrées à l’Afrique ». Il s’agit bien de Christian EBOULE, un camerounais très proche du Togo pour ses nombreuses visites à Lomé et son amour pour l’art togolais en terme culinaire, vestimentaire et en peinture. Plusieurs journalistes l’ont connu et l’ont aimé au cours des formations auxquelles il est invité sur l’écriture journalistique, la déontologie et les genres journalistiques. Il fait l’unanimité pour son penchant pour la bonne écriture et le récit pénétrant. Il vient d’ajouter un nouveau qualificatif à la panoplie de qualités qu’on lui connait : romancier.
En effet, ce samedi 14 septembre 2024, Christian sort officiellement son roman, son tout premier, dans le journal Afrique de son organe employeur TV5Monde. Intitulé Le Testament de Charles, il s’agit d’un écrit inédit en l’honneur du capitaine Charles Boromée Messani Yi N’Tchoréré, figure du sacrifice des soldats africains durant la Seconde Guerre mondiale. Christian a passé 14 années sur les traces du capitaine ayant fait l’objet le vendredi 7 juin 2024 d’un hommage national conduit par le Président de la transition gabonaise, Brice Oligui Nguema. C’est suite à sa raconte avec des étudiants gabonais qui lui ont parlé de «la voix des tirailleurs sénégalais», un des officiers sur lesquels s’appuient les autorités militaires pour définir leurs politiques de gestion des troupes coloniales. Après plusieurs missions et postes de responsabilité au sein de l’armée française, Charles s’est mobilisé pour la seconde guerre mondiale, de même que son fils Jean-Baptiste.
L’histoire raconte qu’au détour d’un sentier qu’ils venaient d’emprunter, Charles et ses hommes sont faits prisonniers par les troupes allemandes. Ces derniers décident alors de séparer les soldats noirs de leurs frères d’armes blancs. Le capitaine N’Tchoréré refuse de se plier aux exigences nazies et insiste pour rester aux côtés de ses collègues officiers blancs. Il est alors froidement assassiné d’une balle dans la nuque par un soldat allemand, dans la ruelle dite « La tour-de-ville », située non loin de la rue d’Oisemont, au sommet d’Airaines. Sans doute écrasé par les chars allemands, le corps du capitaine Charles N’Tchoréré ne sera jamais retrouvé.
Paru aux Editions Lettres mouchetées, Le Testament de Charles fera l’objet d’une dédicace spéciale le 20 septembre prochain au Centre des Délégués à Paris. Ici, ce que l’on lit en huitième de couverture :

« La mort n’est pas un drame. J’ai à présent la certitude que mourir n’est une horreur que pour ceux qui ne vivent pas, ceux qui ne comprennent pas la vie. […] Dans un formidable mouvement d’entraînement, je suis englouti par le flot puissant des souvenirs qui dévalent les pentes de ma mémoire telle une rivière en furie. À travers un grand souffle romanesque et spirituel, Le testament de Charles retrace l’épopée d’un soldat noir qui s’engage au service de la France au cours des deux guerres mondiales. Fait prisonnier par la Wehrmacht à Airaines, Charles revoit sa vie défiler et comprend alors ce qui lui a toujours échappé : le sens de la vie. Inspiré par le parcours du capitaine Charles N’Tchoréré, Christian Eboulé restitue ici l’itinéraire glorieux d’un enfant d’Afrique, témoin des bouleversements du siècle, et entraîné dans le tourbillon de l’Histoire jusqu’à en perdre le sens de sa propre histoire… la quête d’une vie marquée au seuil de la mort par une ultime prise de conscience sur l’importance du choix dans l’existence. Christian Eboulé nous livre un roman bouleversant à valeur universelle : la mémoire et la dignité en héritage pour éclairer le présent.











