Au Togo, l’Etat contracte directement des prêts auprès des créanciers extérieurs, puis transfère le financement à une structure étatique sur la base d’un accord de rétrocession «compte tenu du caractère social et stratégique des projets à mettre en œuvre», signale un document officiel consulté par mediamondetogo.tg. A l’échéance, l’Etat rembourse le créancier et fait un appel de fonds auprès du bénéficiaire final de l’emprunt (entreprise publique).
Au premier semestre 2023, l’encours des prêts rétrocédés est passé à 135,3 milliards de francs Cfa, soit l’équivalent de 2,44% du produit intérieur brut. En 2022, cet encours était de 130,7 milliards de francs Cfa (2,58% du PIB). Ces prêts ont été essentiellement contractés au profit des entités relevant du secteur de l’énergie, notamment la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) pour 107,2 milliards, la Communauté électrique du Bénin (CEB) pour 14,9 milliards et l’AMEA Power pour 13,2 milliards, poursuit le document.
Le montant total des prévisions du service des prêts rétrocédés devrait passer à 8,8 milliards de francs Cfa en 2025, soit 0,2% du produit intérieur brut ou 0,8% des recettes budgétaires.
A la fin, dans le principe, le non recouvrement éventuel de ces créances auprès de ces entreprises bénéficiaires est un risque budgétaire. «Pour réduire le risque lié à ces prêts rétrocédés, les accords de rétrocession prévoient des mesures coercitives pour éviter des défauts de paiement. Par exemple, tout remboursement non effectué à l’échéance par le bénéficiaire est assujetti à des intérêts moratoires», fait observer l’Exécutif togolais.











